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L'envers du marketing

La peur du changement

Posté le 4 mai 2012

Accepter le changement, c’est se mettre en situation de déséquilibre, c’est affronter l’inconnu. Quoi de plus normal que de chercher à l’esquiver. Le changement est insécurisant alors que le statut quo est rassurant. Et puis, ne dit-on pas: If it ain’t broken, don’t fix it ». On ne change pas une recette gagnante ! Sauf que la fameuse maxime de T. Bert Lance, directeur du budget de l’ancien président Jimmy Carter a pris du plomb dans l’aile ; si elle a déjà été vraie, il n’est pas sûr qu’elle le soit toujours.

 

Le monde change davantage en une seule année qu’il ne changeait en un siècle avant l‘ère industrielle. La planète est plus riche, plus populeuse, plus ouverte ; elle est devenue un formidable marché où s’affrontent, s’allient, naissent, meurent des millions d’entreprises. Comment, dans ce monde en ébullition constante, imaginer que les bonnes vieilles recettes feront toujours recettes…Le changement est désormais une réalité quotidienne.

 

De quoi demain sera fait, nul ne le sait pas. Seule certitude, demain sera différent ;  les besoins, envies, ambitions, exigences de vos clients-consommateurs aussi seront différents. Autre certitude, il y aura toujours un petit nouveau qui sera prêt à satisfaire ces nouvelles exigeances. Si le changement est rempli d’incertitudes, le statu quo est suicidaire.

 

Il ne s’agit pas de changer pour changer. Il s’agit de changer pour s’adapter avant que le marché ne vous y oblige dans un contexte moins favorable.

Il s’agit de prendre les devants, d’anticiper les changements et de s’y préparer. Pour un individu, changer ses habitudes est difficile, pour un chef de PME qui a toujours le nez dans le guidon et d’énormes responsabilités, c’est pire. Mais ce sera toujours plus facile de le faire quand votre entreprise va bien et qu’elle est toujours attractive pour les clients, de nouvelles ressources et des investisseurs.

 

Comment faire ?

En commençant par le commencement et en procédant avec méthode.

Première étape : accepter d’y mettre le temps, les ressources et l’énergie. Cela semble une évidence mais il n’est pas inutile de le rappeler ; le changement prend du temps et suscite résistance. Deuxio : dresser un état des lieux de votre entreprise et du marché, sans complaisances.  Tertio, identifier les failles, les faiblesses, les forces et les opportunités.  Puis déterminer et planifier les changements à opérer. Enfin, implanter et consolider les changements. N’oubliez jamais d’impliquer vos collaborateurs, s’ils sentent faire partie du processus, ils l’accepteront d’autant mieux.

 

L’idéogramme chinois correspondant au mot «changement» est composé de deux caractères, l’un signifiant «risque», l’autre «opportunité». Si nous ne prenons pas de risques, nous n’aurons pas d’opportunités.

 

L’idée même de changement doit faire partie de la culture de votre entreprise.